vendredi 6 décembre 2013

La Cedaw, la femme et l’avenir au Liban - L'Orient-Le Jour

oLJ-6/12/2013-La Cedaw, la femme et l'avenir au Liban

Une conférence sur le droit des femmes, intitulée « la Cedaw, la femme et l'avenir au Liban », s'est déroulée hier à la Maison de l'avocat. Organisée par l'association « Avenir Liban », elle a vu la participation des ministres sortants de la Justice, Chakib Cortbaoui, parrain de l'événement, de l'Information, Walid Daouk, et de l'ex-ministre Mona Afeiche.


« La Cedaw est une convention qui vise à éliminer toute forme de discrimination contre la femme », a expliqué la fondatrice d' « Avenir Liban », Patricia Élias Smida, précisant que « le Liban a signé cette convention ». L'avocate estime honteux que la fondation Thomson Reuters classe le Liban à la 16e place sur 22 pays arabes dans le domaine du respect des droits de la femme. « Un classement indigne d'un pays comme le Liban qui rayonnait à travers le monde », note-t-elle.
À son tour, la représentante du comité de la Cedaw aux Nations unies, Nahla Abdallah Haïdar, a observé que le fossé est grand entre l'engagement écrit du Liban et la réalité. Elle a insisté sur la nécessité de se concentrer sur « l'éducation des femmes », vu « l'augmentation inquiétante du taux d'analphabétisme parmi elles ».


La présidente du Comité national pour les affaires des femmes, Fahmieh Charafeddine, a d'abord salué l'initiative du ministre sortant de la Justice d'enregistrer le premier mariage civil au Liban. Il faut aller encore plus loin, a-t-elle dit, invitant les autorités « à adopter une loi civile libanaise pour le statut personnel et à ne pas compter sur les lois communautaires ». Elle a enfin appelé les autorités à imposer un âge légal au mariage et à mettre un terme au mariage des enfants.
De son côté, le ministre sortant de la Justice, Chakib Cortbaoui, a dénoncé les mauvaises notes attribuées au Liban, qu'il a qualifiées « d'erronées ». Il a précisé que 45 % des juges du Liban sont de sexe féminin et que trois d'entre elles sont membres du Conseil supérieur de la magistrature qui comprend 10 membres. Et d'ajouter qu'il y a quatre ans, une femme a été élue bâtonnière par les avocats sans la moindre hésitation.

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